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« Celui qui croit trouver le bonheur dans le plaisir peut être comparé à l’ivrogne : il se verse du vin ou de l’alcool et il boit. Ah, il se sent bien, il oublie tous ses soucis et il tire la conclusion qu’il est magnifique de boire. Oui, si l’on doit se prononcer sur quelques minutes, quelques heures, ça peut paraître magnifique. Mais après quelques années, que va-t-il se produire ? La perte des facultés, l’impossibilité de mener une vie familiale et sociale équilibrée, la déchéance, le crime peut-être…Et bien , dans  de nombreuses circonstances, les gens se conduisent comme l’ivrogne : puisque les choses leur paraissent agréables dans l’instant, ils tirent la conclusion qu’ils le seront pour l’éternité. Malheureusement pour eux, ils sont obligés par la suite de constater les pertes, les dommages, et ils souffrent. (…)  

 

Les sages nous préviennent de la réalité des choses, ils nous disent « Attention à ce que vous faites : le premier moment de satisfaction passé, vous paierez très cher votre manque de clairvoyance. » Eh oui, combien de choses sur le moment sont agréables, mais après… Pour quelques minutes agréables par-ci, par-là, on doit vivre des années de souffrance. C’est pourquoi il fait être vigilant et se méfier toujours un peu de ce qui est agréable. 

 

(…) Le bonheur pour l’homme n’est pas de faire ce qui lui plait et comme ça lui plait, car je vous le répète le bonheur n’est pas le plaisir. Alors, attention, ne vous laissez pas influencer. Beaucoup trouvaient normal de respecter certaines règles de conduite, et puis ils se sont mis à les transgresser parce qu’ils ont entendu  d’autres personnes prétendre que c’étaient des balivernes ridicules dont on devait se libérer. Et à la fin ils se sont si bien libérés qu’ils se sont cassé la tête. C’est ainsi que des gens qui se croient très intelligents, non seulement se précipitent eux-mêmes dans les catastrophes, mais encore y entraînent une quantité de naïfs qui les suivent.  

 

(…) Les plus grandes désillusions attendent celui qui prend le plaisir pour guide et pour critère, car il ne voit pas les conséquences des choix qu’il est en train de faire. Il faut chercher un autre guide : la raison, car elle, elle voit les conséquences de chaque direction que vous êtes susceptible de prendre et elle vous avertit.

 

(…) Il faut savoir qu’au-dessus des lois de la morale humaine, il existe des lois éternelles établies par l’Intelligence Cosmique et qu’on le veuille ou non, si on transgresse ces lois, on le paie par la souffrance, le chagrin, et la maladie. »

 

 

Ces phrases extraites de l’ouvrage de Omraam Mikhaël Aïvanhov « Les semences du bonheur » sont criantes d’actualité.

 

Le visage défait de DSK, à la une des journaux de ces derniers jours, m’a touchée profondément. Son regard d’animal traqué m’en disait long.

La chute d’un homme déifié, tenant en son pouvoir les forces monétaires internationales, terrassé par une jeune femme de chambre, gagnant 6 euros de l’heure. Quelle ironie du destin !

 

N’est-ce pas une preuve qu’il existe des lois immuables et que peut-être ce sont elles, qui sous couvert de la justice américaine, ont dit STOP?

 

La Lumière a peut-être décidé de se faire enfin sur nos gouvernants actuels. 

Le temps  serait-il enfin venu de mettre à la tête de nos états des hommes dignes, droits, sincères, obéissant à des règles d’éthique? 

Car on n’en veut vraiment plus de l’hypocrisie, de la fatuité, du pouvoir de l’argent, des procès et des mensonges.

On veut que les femmes du monde entier soient enfin considérées comme des âmes et non comme des objets de plaisir ou des esclaves.

On veut avoir des dirigeants qui soient des Hommes, des vrais, qui aient la maîtrise de leurs instincts, qui réfléchissent avant d’agir, qui soient des modèles de sagesse, de générosité, de sincérité, d'humilité, d'altruisme et de transparence.

Des hommes qui ne comptent pas sur leur fortune ou leur notoriété pour laver l’ignominie de leurs comportements.

Des hommes qui parlent vrai, qui demandent pardon. 

 

Oui ce visage m’a remplie de compassion. On ne peut pas se réjouir de la chute de DSK. On ne peut qu'en tirer des leçons.

 

Car la victime, au fond c’est lui. S'il est coupable (ce qui est à la fois probable et terrible), il est surtout victime, victime de ses instincts, victime de son cerveau reptilien, victime de sa nature animale  qui, en l’espace de quelques minutes, lui ont fait perdre toutes ses facultés humaines.

Qui lui ont fait perdre son âme. Et qui de transgression en transgression l'ont entraîné au fond du gouffre.

 

Oui sa détresse me touche.

J’ai de la compassion pour lui car il nous offre l’image criante de cette fragilité humaine que chacun, chacune de nous possède.

Cette fragilité terrifiante qui fait que nous ne sommes hélas QUE des humains.

 

Cette inconsciente incrédulité d'un homme dans une logique d'impunité, avec pour seul bouclier de sa moralité, l'étalage de ses millions de dollars.

 

Oui, c'est même une grande pitié que j'éprouve en ce moment pour DSK.